En Guinée, le général Mamadi Doumbouya, président de la transition en Guinée, a pris la décision surprenante de gracier l’ancien chef de la junte, Moussa Dadis Camara, condamné à 20 ans de prison pour crimes contre l’humanité. La grâce présidentielle a été accordée pour des raisons de santé, comme l’a précisé un décret lu à la télévision nationale le vendredi 28 mars 2025.
Moussa Dadis Camara avait été condamné en août 2024 pour sa responsabilité dans le massacre du 28 septembre 2009, au cours duquel plus de 150 personnes ont perdu la vie, des centaines d’autres ont été blessées, et au moins 109 femmes ont été victimes de viols, selon un rapport de l’ONU.
À l’époque, Dadis Camara dirigeait la Guinée en tant que président de la transition. L’attaque avait ciblé un rassemblement de l’opposition au stade de Conakry et dans ses environs.
Le décret a été signé après la proposition du ministre de la Justice, et l’annonce a été faite en présence du porte-parole de la présidence, le général Amara Camara.
La clémence présidentielle intervient après un procès historique, bien que la situation des libertés en Guinée reste préoccupante, avec des restrictions sur les manifestations, la presse et l’opposition politique.
Le même jour, le général Doumbouya a également annoncé la prise en charge des indemnités pour les victimes du massacre de 2009, conformément aux réparations ordonnées par la justice, avec des montants allant de 200 millions à 1,5 milliard de francs guinéens.
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