L’écrivain algéro-français Boualem Sansal a été condamné à cinq ans de prison ferme et à une amende de 500 000 dinars (environ 3 730 dollars) par le tribunal correctionnel de Dar El Beida, à Alger. Poursuivi pour « atteinte à l’unité nationale » et d’autres chefs d’accusation, il a plaidé seul sa défense, affirmant n’avoir fait qu’exprimer une opinion.
Naturalisé français en 2024, Sansal bénéficie du soutien du président Emmanuel Macron et de plusieurs responsables français, qui réclament sa libération. Les relations entre les deux pays se sont détériorées, notamment depuis la reconnaissance par la France de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a dénoncé des « déclarations hostiles » de la classe politique française, avertissant d’un possible point de rupture dans les relations bilatérales. Pendant ce temps, Paris menace d’adopter un « rapport de force » face aux décisions algériennes, notamment en matière de migration et de droits de l’homme.
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