Le Mali, à l’image du Burkina Faso et du Niger, poursuit son émancipation vis-à-vis de la France et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Une dynamique qui s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer l’identité nationale et de diversifier les partenariats internationaux.
En déplacement en Russie, Abdoulaye Diop, ministre malien des Affaires étrangères, a clarifié la vision linguistique de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette déclaration confirme la volonté de ces pays de réduire leur dépendance au français, perçu comme un vestige colonial, au profit de leurs langues nationales.
L’adhésion à l’OIF n’étant plus vue comme un levier de développement, les États de l’AES justifient leur retrait par un désaccord sur les intérêts défendus par l’organisation. Ce revirement s’inscrit dans une politique de repositionnement stratégique.
Dans cette optique, les chefs de la diplomatie malienne, nigérienne et burkinabè ont rencontré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à Moscou le 3 avril 2025. Les trois pays entendent renforcer leur coopération avec la Russie, qu’ils considèrent comme un partenaire fiable et crédible.
Cette alliance pourrait remodeler la dynamique géopolitique au Sahel et marquer une nouvelle ère pour ces nations qui cherchent à redéfinir leur avenir hors de l’influence occidentale.
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