Jeudi 20 mars 2025, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a condamné Apollinaire O. Adjallah, président du Rassemblement des Démocrates à l’Écoute du Peuple (RaDEP), à sept mois de prison ferme et une amende de 500 000 FCFA. L’homme a été reconnu coupable d’incitation à la rébellion par le biais de messages publiés sur les réseaux sociaux.
Le parquet spécial avait requis une peine plus lourde, demandant douze mois de prison, dont huit fermes. Cette affaire a débuté en juin 2024, lorsque M. Adjallah avait donné un ultimatum de 15 jours aux forces françaises présentes au Bénin pour quitter le pays, déclarant que tout soldat français restant serait considéré comme terroriste.
Lors de son procès, le prévenu a plaidé coupable, exprimant ses regrets. « Mes propos n’avaient pas pour but d’inciter à la rébellion », a-t-il déclaré, ajoutant que ses publications étaient motivées par son désespoir face au chômage.
Son avocat a plaidé la clémence, arguant que les messages relevaient davantage d’une maladresse que d’une véritable incitation à la violence. Cependant, la Cour a retenu la gravité des faits, estimant que ces déclarations mettaient en danger la stabilité nationale.
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