Le 16 janvier 2025, une rumeur annonçant un coup d’État au Bénin et la fuite du président Patrice Talon au Nigeria se propage rapidement sur les réseaux sociaux. Selon une enquête du site d’information Nasuba, cette fausse nouvelle, largement relayée sur des plateformes comme TikTok et Facebook, s’inscrit dans une stratégie orchestrée de déstabilisation politique. Si l’information a été rapidement démentie, l’analyse révèle une organisation complexe derrière cette opération.
D’après les investigations, des comptes influents comme « Gbagbo Fils Koné » ont initié la diffusion avant qu’elle ne soit amplifiée par des relais sur X (ex-Twitter) et YouTube. Ces acteurs suivent un schéma bien rodé : des initiateurs lancent la rumeur, des amplificateurs la diffusent massivement, et des influenceurs lui donnent une apparence de crédibilité. L’objectif est clair : ébranler l’image du Bénin à travers une guerre de l’information.
Les révélations de Nasuba mettent également en lumière des connexions avec des réseaux liés à l’Alliance des États du Sahel (AES) et au groupe Wagner. Le « Projet Kemi », un programme financé par des structures russophones, joue un rôle central. Kemi Seba, figure panafricaniste franco-béninoise, serait impliqué dans la diffusion de messages hostiles aux gouvernements proches de l’Occident, tout en soutenant les intérêts russes en Afrique.
Malgré cette tentative, l’impact sur le pays reste limité. Le lendemain, le Bénin a levé 1 milliard de dollars sur les marchés internationaux, témoignant de la résilience de son économie et de la confiance des investisseurs. Cette affaire, révélée par Nasuba, illustre les enjeux croissants des campagnes de manipulation numérique en Afrique de l’Ouest, où les réseaux sociaux deviennent un terrain stratégique pour influencer l’opinion publique.
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